Les coiffures des années 1950

Peu de décennies ont insufflé une promesse d’avenir aussi éclatante que les années 1950. La Seconde Guerre mondiale était terminée, et le monde réapprenait lentement à respirer après de longues années de peur et de privations. Les femmes élargissaient discrètement leurs horizons bien au-delà du seuil de leur foyer. Parallèlement à cette révolution silencieuse, les coiffures occupaient une place essentielle : elles étaient mises en forme, épinglées, ondulées et fixées à la laque pour donner naissance à des looks devenus absolument inoubliables.
Mais la mode ne se limite jamais à de simples vêtements ou tendances. Les coiffures des années cinquante reflétaient fidèlement l’état d’esprit de toute une époque : une ère qui valorisait la féminité et une apparence soigneusement travaillée. Que vous choisissiez d’arborer de douces ondulations romantiques ou un chignon parfaitement structuré, votre coiffure devenait une véritable vitrine de votre identité et de vos aspirations profondes.
La coupe caniche (poodle cut)

S’il existe une coiffure qui résume à merveille l’esprit joyeux du début des années 1950, c’est bien la coupe caniche. Courte, bouclée et pleine de personnalité, cette coiffure ressemblait exactement à ce que son nom évoque : les boucles serrées et moelleuses d’un caniche parfaitement toiletté. Et les femmes en étaient absolument folles.
La coupe caniche correspondait idéalement à l’ambiance de l’après-guerre. Après des années passées à se contenter du strict minimum, les femmes aspiraient à un peu de fantaisie et de légèreté. Cette coiffure répondait précisément à ce désir. Elle s’avérait suffisamment courte pour paraître moderne et fraîche, tout en conservant assez de boucles pour demeurer résolument féminine.
Pour obtenir cet effet, les cheveux étaient coupés courts sur l’ensemble de la tête, puis soumis à une permanente serrée afin de sculpter les boucles. Une petite quantité de cire ou de pommade était ensuite appliquée pour mieux définir les mèches et leur apporter une délicate brillance. Les boucles se trouvaient ainsi regroupées près du crâne, parfois accompagnées d’une petite frange sur le front. L’ensemble produisait un résultat rond, doux et charmant.
Cette coiffure séduisait également pour des raisons très pratiques. Les boucles serrées conservaient leur galbe sans effort supplémentaire. Finies les nuits inconfortables passées à dormir avec des rouleaux et les longues retouches matinales. De plus, elle tirait parfaitement parti des nouveaux kits de permanente à domicile, permettant aux femmes d’entretenir elles-mêmes leur style en toute autonomie.
L’actrice américaine Lucille Ball, déjà très appréciée du public grâce à sa série à succès I Love Lucy, portait une variante de cette coiffure, et ses célèbres boucles rousses sont devenues presque aussi emblématiques que son incroyable talent comique.
Le bouffant

Si la coupe caniche se voulait ludique, le bouffant, lui, visait le spectaculaire. Cette coiffure se caractérisait par un volume impressionnant, une forme arrondie et une hauteur marquée sur le sommet de la tête. Le bouffant est devenu l’une des coiffures phares de la fin des années 1950, avant d’évoluer vers des versions encore plus théâtrales au cours des années 1960.
Pour réaliser un tel volume, le coiffeur procédait au crêpage. Concrètement, il peignait les mèches à rebours, des pointes vers les racines, afin de créer instantanément de la hauteur. La couche extérieure des cheveux était ensuite soigneusement lissée afin d’obtenir une finition nette et bombée, puis l’ensemble était abondamment fixé à la laque.
Le procédé semble complexe, et il l’était en effet. De nombreuses femmes se rendaient chaque semaine chez leur coiffeur spécifiquement pour faire sculpter et fixer leur bouffant. Certaines allaient même jusqu’à dormir la tête enveloppée dans un foulard en soie ou délicatement surélevée par un coussin spécial afin de préserver leur coiffure un ou deux jours de plus.
Le succès du bouffant s’expliquait notamment par l’élégance qu’apportait sa hauteur. Cette silhouette permettait d’équilibrer visuellement des hanches plus larges - une préoccupation esthétique prise très au sérieux dans les années cinquante - et conférait une allure majestueuse et raffinée. Associé à une jupe ample et à une taille de guêpe très marquée, l’effet semblait tout droit sorti d’un conte de fées.
Jacqueline Kennedy, qui deviendrait à partir de 1961 l’une des femmes les plus photographiées au monde en tant que Première dame des États-Unis, commença à adopter son célèbre bouffant élégant dès la fin des années 1950. Sa version se voulait plus sobre que d’autres, privilégiant une forme arrondie plutôt qu’une hauteur excessive, mais son influence n’en fut pas moins considérable.
Les victory rolls

Toutes les tendances des années 1950 n’étaient pas de pures nouveautés. Les victory rolls étaient apparus pendant la Seconde Guerre mondiale, lorsque les femmes travaillant dans les usines avaient besoin de dégager leurs cheveux du visage tout en conservant une allure élégante.
Cette technique consistait à enrouler certaines mèches vers le haut et vers l’arrière du visage afin de former des rouleaux cylindriques bien définis : parfois deux rouleaux symétriques encadrant le front, parfois un seul grand rouleau majestueux placé au sommet de la tête.
Après la guerre, les victory rolls ne disparurent pas pour autant. Ils incarnaient une esthétique trop flatteuse, trop sophistiquée et trop fortement associée à la force féminine pour être abandonnés si facilement. Tout au long du début des années 1950, on pouvait encore les admirer lors d’occasions spéciales, de soirées mondaines ou chez les femmes qui préféraient tout simplement une coiffure plus structurée.
La réalisation de ces rouleaux exigeait une bonne dose de patience. Les mèches devaient être soigneusement lissées, enroulées vers le haut, puis solidement fixées à l’aide d’épingles invisibles. Le résultat offrait une coiffure qui dégageait le visage, mettait les pommettes en valeur et conférait à celle qui la portait une assurance impériale et maîtrisée.
Boucles pincées et ondulations au doigt

Avant la démocratisation des fers à friser, les boucles pincées (pin curls) constituaient la méthode privilégiée par des millions de femmes pour obtenir des boucles. La technique était simple mais demandait du temps : sur cheveux légèrement humides, on enroulait une mèche autour d’un doigt afin de former une petite boucle plate, que l’on fixait ensuite contre le cuir chevelu à l’aide de pinces.
Des dizaines de ces petites boucles pouvaient ainsi être réparties sur l’ensemble de la tête. Ensuite, il ne restait plus qu’à s’installer sous un casque de séchage ou à dormir ainsi toute la nuit avant de retirer les épingles au réveil, révélant une chevelure parée d’ondulations douces, régulières et rebondissantes.
Les ondulations au doigt (finger waves) reposaient sur une technique apparentée, mais plus ancienne. Elles restèrent néanmoins très populaires au début des années cinquante. À l’aide d’une lotion fixatrice et d’un peigne à dents fines, le coiffeur modelait les cheveux en vagues en forme de S qui épousaient le crâne. Les cheveux étaient ensuite recouverts d’un filet protecteur avant le séchage.
Les boucles pincées comme les ondulations au doigt demandaient un grand savoir-faire et beaucoup de pratique. Les jeunes filles apprenaient souvent ces gestes auprès de leur mère ou de leurs tantes, installées ensemble devant le miroir le samedi soir, en pleine préparation d’une sortie ou d’un bal.
Le chignon

Pour les femmes qui souhaitaient afficher une allure hautement sophistiquée sans pour autant adopter la complexité d’un volumineux bouffant, le chignon constituait la solution idéale. Il consistait simplement à lisser les cheveux vers l’arrière avant de les torsader en un nœud net et impeccable au niveau de la nuque. Dans les années 1950, il est devenu l'incarnation absolue d’une élégance discrète.
Audrey Hepburn a arboré différentes variantes du chignon tout au long de sa carrière, et son influence sur cette coiffure fut immense. Qu’elle le porte bas et classique dans Vacances romaines (1953) ou plus haut et spectaculaire dans Sabrina (1954), elle donnait l’illusion que le chignon était la coiffure la plus naturelle et la plus facile à porter au monde.
Bien sûr, il n’en était rien. Obtenir cet effet lisse et parfaitement tiré vers l’arrière nécessitait un coiffage minutieux, une profusion d’épingles et, le plus souvent, une généreuse quantité de laque. Pourtant, le résultat paraissait d’une simplicité absolue, et c’était précisément l’art recherché.
Le chignon présentait également un avantage pratique indéniable. En dégageant complètement le visage et la nuque, il s’imposait comme la coiffure idéale pour les femmes actives devant conserver une apparence soignée tout au long de la journée. De plus, il dispensait des visites régulières chez le coiffeur : chaque matin, une femme pouvait réaliser elle-même son chignon devant le miroir de sa salle de bains.

Le pageboy (ou coupe page) était une coiffure remarquablement facile à vivre. Coupé au-dessus des épaules selon une ligne droite tout autour de la tête, avec les pointes soigneusement recourbées vers l’intérieur, il se situait à mi-chemin entre l’élégance formelle et la décontraction moderne.
Dans les années 1950, le pageboy était particulièrement plébiscité par les femmes qui recherchaient une coiffure nette sans contraintes excessives. Ses lignes épurées faisaient écho à l’esthétique architecturale de l’époque : ce même goût pour l’ordre et les formes fonctionnelles que l’on retrouvait dans le mobilier, les automobiles ou le design des appareils électroménagers se reflétait dans la courbe douce des pointes rabattues du pageboy.
Pour réaliser cette coiffure, on utilisait généralement de gros rouleaux ou une brosse ronde maniée avec soin lors du brushing, en travaillant les pointes vers l'intérieur sur cheveux encore chauds. Le résultat, scellé par un léger voile de laque, pouvait tenir plusieurs jours. De nombreuses femmes appréciaient le fait que le pageboy demandait moins d’entretien qu’une coiffure plus élaborée, tout en restant impeccablement raffiné.
Doris Day, la pétillante vedette du cinéma américain, a porté plusieurs variantes du pageboy qui ont grandement contribué à rendre cette coiffure accessible et séduisante. Son carré blond et brillant est devenu aussi indissociable de son image que son personnage solaire à l’écran.
La coupe italienne

Alors que de nombreuses femmes des années 1950 ne juraient que par les boucles et les ondulations, une minorité audacieuse choisissait de porter les cheveux très courts. La coupe italienne - également appelée style gamine - était une coupe courte et texturée qui offrait à la fois une allure garçonne et une féminité intense. Cette contradiction audacieuse s'avérait tout simplement fascinante.
La coupe italienne puisait notamment son inspiration chez les actrices des films italiens produits à Rome et à Milan au début des années cinquante. Ces longs-métrages mettaient en scène des femmes qui ne ressemblaient en rien à l’idéal américain sagement coiffé de l’époque. Elles paraissaient naturelles, spontanées, animées d’une beauté farouche qui semblait totalement nouvelle et captivante aux yeux du public international.
Audrey Hepburn a largement contribué à populariser cette coiffure auprès du grand public. Sa coupe gamine dans Vacances romaines - coupée à l’écran dans une scène alors perçue comme révolutionnaire - a amené les femmes du monde entier à repenser leur propre conception de la féminité. Si Audrey Hepburn pouvait être aussi sublime avec si peu de longueur, alors les cheveux courts n’étaient peut-être pas le sacrifice qu’ils avaient toujours semblé être.
La coupe italienne exigeait cependant le savoir-faire d’un coiffeur expérimenté. Dans bien des cas, les cheveux étaient travaillés au rasoir plutôt qu’aux ciseaux afin d’obtenir des pointes douces et effilées plutôt que des contours trop nets. Elle ne nécessitait que très peu de mise en forme et convenait particulièrement aux visages aux traits fins et délicats. C’était sans conteste la coiffure la plus facile à entretenir de toute la décennie, et cette seule qualité lui a valu une communauté d'adeptes fidèles.
L’essor de la ruche

À proprement parler, la coiffure en ruche (beehive) a connu son apogée au début des années 1960, mais ses origines remontent clairement à la fin des années 1950. La ruche représentait l’évolution extrême du bouffant : les cheveux étaient crêpés puis empilés en un cône haut et arrondi au sommet de la tête, évoquant la forme d'une ruche d'abeilles. Le résultat se révélait audacieux, spectaculaire et résolument théâtral.
La technique de réalisation reposait sur les mêmes principes que ceux du bouffant, mais poussés à leur paroxysme. Des couches de cheveux crêpés étaient disposées sur une base dissimulée, composée de postiches ou de structures de soutien. La surface extérieure était ensuite lissée, abondamment laquée et maintenue à l’aide d’épingles pour sculpter une silhouette verticale saisissante. Une ruche bien exécutée pouvait aisément ajouter quinze centimètres ou plus à la taille d’une femme.
Qu’est-ce qui poussait les femmes à atteindre de telles hauteurs capillaires ? En partie, l’esprit de compétition inhérent au monde de la mode. Si le bouffant de votre voisine était plus imposant que le vôtre le dimanche précédent, vous reveniez avec une coiffure encore plus haute la semaine suivante ! Mais cette tendance reflétait également l’exubérance caractéristique de la décennie. À bien des égards, les années 1950 étaient placées sous le signe de l’abondance : de grandes voitures, de grandes cuisines, de grandes familles et de grands rêves.
Les femmes qui arboraient des coiffures en chignon ruche à la fin des années cinquante étaient l'avant-garde de leur époque. C'étaient elles qui s'asseyaient aux premiers rangs des défilés de beauté, qui dévoraient chaque nouveau numéro des magazines de mode et qui prenaient au sérieux les suggestions créatives de leur coiffeur. Elles étaient les véritables créatrices de tendances, et ce qu’elles portaient en 1958 et 1959 allait devenir la norme absolue au cours des années soixante.
Ondulations douces et cheveux blonds

Parmi toutes les coiffures des années 1950, aucune n’a peut-être marqué l’imaginaire collectif avec autant de force que les douces ondulations blond platine associées à Marilyn Monroe. Il ne s’agissait pas d’une coiffure rigoureusement figée comme le chignon ou le bouffant. C’était quelque chose de plus romantique encore : une chevelure qui semblait avoir été délicatement caressée par une brise légère et qui retombait naturellement en mouvements souples et lumineux.
La chevelure de Marilyn était le fruit d’une combinaison savante de décolorations, d’un coiffage minutieux et d'un immense professionnalisme. Son look emblématique reposait sur des cheveux éclaircis jusqu’à obtenir un blond platine éclatant, puis mis en forme à l’aide de gros rouleaux pour créer de larges vagues souples. Une fois la mise en plis terminée, les ondulations étaient délicatement brossées, puis fixées par un léger voile de laque permettant de maintenir l’ensemble sans jamais figer le mouvement.
Les années cinquante ont été marquées par une véritable fascination pour le blond. Marilyn Monroe, Jayne Mansfield, Kim Novak et Doris Day - parmi les plus grandes stars de la décennie - partageaient toutes cette couleur de cheveux. Les colorations et produits éclaircissants devenant plus accessibles que jamais, les ventes de produits décolorants ont connu une croissance spectaculaire.
Pour les femmes naturellement aux cheveux foncés, obtenir l’effet Marilyn dans toute sa splendeur n'était pas toujours réalisable sans s'exposer à de lourds traitements chimiques. En revanche, les ondulations elles-mêmes - douces, romantiques et particulièrement flatteuses - pouvaient s’adapter à toutes les teintes. Les brunes comme les rousses ont ainsi adopté ces mouvements souples, qui se sont imposés comme l’un des styles les plus portés de la décennie.
Le salon de beauté

Pour comprendre véritablement les coiffures des années 1950, il faut saisir le rôle fondamental du salon de beauté. Ces établissements n’étaient pas de simples lieux de rendez-vous capillaires. Ils constituaient de véritables institutions sociales, des points de rencontre de quartier et des bulles de liberté pour les femmes d’une époque où la vie quotidienne restait très centrée sur le foyer.
La visite hebdomadaire au salon de beauté faisait partie intégrante de l’emploi du temps, avec une régularité presque comparable à celle de la messe du dimanche. Vous preniez place au bac à shampooing pour échanger avec la jeune femme qui vous lavait les cheveux, puis vous passiez au fauteuil pour une coupe, une mise en plis ou une permanente. Enfin, vous preniez place sous le grand casque séchoir en forme de dôme, un magazine à la main, pendant que vos boucles prenaient forme. L’ensemble du processus pouvait durer deux heures ou davantage, et la plupart des femmes en savouraient chaque minute.
Les conversations qui s’y tenaient étaient, à leur manière, profondément révolutionnaires. Dans une décennie où l’on attendait des femmes qu’elles se montrent toujours souriantes et d’une humeur égale, le salon de beauté était un endroit où elles pouvaient s’exprimer librement. Mariage, enfants, finances, ambitions, frustrations : tous les sujets étaient abordés, portés par des voix s'élevant légèrement pour couvrir le bourdonnement constant des séchoirs. Le salon de beauté était l’un des rares espaces où les femmes pouvaient être pleinement elles-mêmes dans les années 1950.
Les coiffeuses occupaient une place singulière au sein de leur communauté. Elles étaient à la fois confidentes, conseillères et mentors en matière de style. Une bonne coiffeuse connaissait le mode de vie de chacune de ses clientes, ce que son époux appréciait, ses propres désirs profonds et la coupe qui sublimerait le mieux ses traits. Dans les années cinquante, la relation entre une femme et sa coiffeuse reposait sur une confiance mutuelle profondément ancrée.
L'éternel charme des coiffures des années 1950

Les décennies passent, les modes évoluent par cycles, mais les coiffures des années 1950 n’ont jamais tout à fait quitté nos cœurs. Elles réapparaissent régulièrement dans les défilés de haute couture, sur les tapis rouges et dans le quotidien des femmes qui apprécient le raffinement qu’elles procurent. Pourquoi continuent-elles ainsi à traverser le temps ?
Une partie de la réponse réside dans la noblesse du savoir-faire. Les coiffures des années cinquante exigeaient une véritable maîtrise technique : le talent du professionnel combiné à la patience de la femme qui les portait. Il y a quelque chose de profondément satisfaisant dans une chevelure qui a été soigneusement pensée et exécutée avec précision. Dans un monde moderne où les critères de beauté célèbrent le laisser-aller et le décontracté, la perfection d’un chignon impeccable ou d’un pageboy irréprochable possède un charme presque audacieux.
Une autre clé du mystère réside dans la célébration de la féminité. Malgré toutes les complexités et les contradictions de cette époque, la décennie a donné naissance à une esthétique à la fois romantique, glamour et sensuelle. Les ondulations généreuses, les attaches sophistiquées et les boucles rebondissantes célèbrent le pur plaisir de se faire belle.
Les femmes des années 1950 arboraient leurs coiffures avec une fierté immense, comme une extension affirmée de leur personnalité. Cette assurance est sans doute leur héritage le plus précieux : hier comme aujourd’hui, la plus belle des coiffures reste celle que vous portez avec une conviction totale.
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